Débourrages

Débourrage

Le débourrage pose les fondations de la relation entre le cheval et l’homme. C’est un apprentissage pour le jeune cheval qui ne s’improvise pas… L’avenir de la carrière du cheval dépend d’abord du tact du débourreur.

 

Le débourrage se déroule en 2 grandes étapes, d’une part le travail au sol d’autre part, le travail monté. Voici mon approche pour chacune de ces étapes :

 

Le travail au sol

 

Tout se fait au licol éthologique. Le but premier est de créer une relation avec le jeune cheval (3 grands principes fondamentaux : respect, confiance, connexion). Ensuite les exercices au sol sont les préambules des exercices montés. Afin d’apporter des bases solides, on demande déjà au cheval de répondre à certaines pressions identiques aux aides montées (céder aux différentes pressions, désensibilisation, …) sans pour autant me trouver sur son dos. Cela permet une meilleure compréhension de la part du cheval (on est souvent plus clair et précis à pieds qu’à cheval) et donc une communication plus agréable autant pour le cavalier que pour lui qui aidera énormément pour la suite.

 

Le travail monté

 

Après le travail au sol, le cheval perçoit l’homme comme son leader, celui qu’il a envie de suivre.

 

Acceptation du cavalier : travail au licol dans la grande piste. Le travail est de lui faire accepter son cavalier sans pour autant le « soumettre » à cette idée, en travaillant avec les notions de confort / inconfort… (beaucoup de désensibilisation, de patience, …)

Comme doit le faire un cavalier débutant lors de ses premières leçons, le jeune cheval doit lui aussi s’adapter pour se mouvoir avec un cavalier sur son dos, cette « nouveauté » le surprend à juste titre.

 

Avancer – Droite – Gauche - S’arrêter : une fois l’acceptation du cavalier « acquise » (à l’arrêt), je demande un mouvement en avant en vérifiant le contrôle de la direction (droite-gauche) et du frein (s’arrêter). Ce travail se fait toujours au licol.

 

Travail à l’extérieur : après une ou deux séances en piste, on pars en ballade (chemins forestiers à proximité)). Dans un premier temps, les ballades au licol se font sur des tracés simples, ensuite, elles se complexifient par des passages d’eau, des chemins étroits, de la circulation, … Une fois que les ballades se passent bien aux trois allures, on travaille en quatre rênes (licol + filet) et petit à petit uniquement au filet.

 

Retour en piste : une fois que le jeune cheval est à l’aise en ballade nous revenons en piste pour travailler sur la reprise jeunes chevaux et au besoin travailler sur quelques barres.

 

Test final : une balade dans le centre-ville de Malmedy. Le but étant de montrer que le cheval a vraiment été préparé à un maximum de choses ; que le débourrage est le plus complet possible.

 

F.A.Q

 

Pourquoi autant de travail au licol ? Afin de préserver la bouche du cheval. On travaille avec le filet lorsque tout se passe bien au licol. De cette façon, il n'y a pas d’action « violentes » dans la bouche du cheval.

 

Peut-on suivre le débourrage ? On peut filmer toutes les ballades (go pro) et toutes les séances sont ouvertes. En fin de débourrage, les dernières séances sont consacrées à faire le lien entre le travail effectué et celui à venir.

 

Combien de temps dure le débourrage ? Sachant que chaque cheval est différent, il est difficile de s’avancer sur le temps que cela prend. Mais en règle générale, le travail dure un mois (sauf exception positive ou négative).

 

Combien de fois mon cheval est-il travaillé par semaine ? Les chevaux sont travaillés 5 à 6 fois par semaine. Tout dépend de l’état d’avancement du travail.

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49, Route des Planeresses - 4960, Malmedy (Belgique)

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